Cybermalveillance 2025 : 504 000 demandes d’aide
Sommaire
Plus de 504 000 demandes d’assistance en 2025 : ce que révèle le rapport de Cybermalveillance.gouv.fr
En 2025, Cybermalveillance.gouv.fr a enregistré plus de 504 000 demandes d’assistance, un record. Comptes piratés, hameçonnage, fraudes au virement : particuliers, entreprises et collectivités sont de plus en plus nombreux à chercher de l’aide face à la cybermalveillance. Décryptage d’un chiffre qui parle à tous.
504 810 demandes d’assistance, +20 % en un an
Cybermalveillance.gouv.fr est le dispositif national d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance. Son site permet de faire un diagnostic en ligne, d’obtenir des conseils et d’être orienté vers des professionnels ou les services compétents.
Dans son rapport d’activité 2025, publié le 26 mars 2026, le dispositif fait état de 504 810 demandes d’assistance, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024. Le site a aussi accueilli plus de 5,1 millions de visiteurs uniques.
Pour mesurer le chemin parcouru : en 2018, le dispositif comptait environ 29 000 demandes. Leur nombre a donc été multiplié par plus de 17 en sept ans.
Qui demande de l’aide ?
Les demandes viennent à 93 % de particuliers, à 6 % d’entreprises et d’associations, et à 1 % de collectivités et administrations. La cybermalveillance n’est donc pas qu’une affaire de grandes entreprises : elle touche d’abord le grand public.
Côté professionnels, la hausse est encore plus marquée, avec des demandes en forte progression d’une année sur l’autre.
Les menaces qui ont marqué 2025
L’hameçonnage reste la porte d’entrée n°1. Faux SMS de livraison, faux e-mails de la banque ou de l’administration : l’hameçonnage est la première menace tous publics confondus, et les demandes qui le concernent ont bondi de 70 %.
Le piratage de comptes en tête chez les professionnels. Pour les entreprises et associations, le piratage de comptes (messagerie, réseaux sociaux, outils en ligne) devient la première menace, avec 21 % des demandes. Il est souvent la conséquence directe d’un hameçonnage réussi.
Les fraudes financières explosent. Le rapport relève de très fortes hausses : faux ordres de virement (+170 %), faux conseillers bancaires (+159 %), faux placements financiers (+277 %). L’usurpation de numéros de téléphone, qui rend ces arnaques plus crédibles, progresse de 517 %.
Les fuites de données, toujours très présentes. Les demandes liées aux violations de données ont doublé (+107 %). Elles alimentent ensuite d’autres arnaques, plus ciblées et plus convaincantes.
Le cyberharcèlement en forte hausse. Les demandes ont augmenté de 138 %, et même de plus de 200 % pour les entreprises et les collectivités.
Pourquoi une telle hausse ?
Plusieurs facteurs expliquent cette progression. Les arnaques sont de plus en plus crédibles, nourries par les données personnelles issues des nombreuses fuites. Les attaquants combinent les canaux : un SMS, puis un appel d’un faux conseiller, puis un faux site à l’adresse presque identique à l’originale, une technique appelée typosquatting.

Mais la hausse traduit aussi une bonne nouvelle : le dispositif est mieux connu, et les victimes osent davantage demander de l’aide plutôt que de rester seules face à l’attaque.
Les bons réflexes pour se protéger
La plupart de ces attaques peuvent être évitées avec quelques réflexes simples :
- ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS ou e-mail inattendu : passer directement par le site officiel ;
- activer la double authentification sur ses comptes importants (messagerie, banque, réseaux sociaux) ;
- utiliser des mots de passe différents pour chaque service, idéalement avec un gestionnaire de mots de passe ;
- se méfier de l’urgence : un conseiller qui presse pour valider une opération est un signal d’alerte ;
- en cas de doute ou d’attaque, se rendre sur Cybermalveillance.gouv.fr pour être accompagné.

Derrière les chiffres, des métiers
Chaque demande d’assistance rappelle qu’il faut des professionnels pour prévenir, détecter et répondre aux attaques. Techniciens, analystes, spécialistes de la sensibilisation : les métiers de la cybersécurité recrutent, à tous les niveaux.
C’est à ces métiers que CSB.SCHOOL forme ses étudiants et apprenants, en formation initiale, en alternance ou en reconversion.
FAQ
Combien de demandes d’assistance Cybermalveillance.gouv.fr a-t-il reçu en 2025 ? 504 810 demandes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024.
Quelle est la principale menace en 2025 ? L’hameçonnage, tous publics confondus. Pour les entreprises et associations, c’est le piratage de comptes.
Qui sont les victimes ? À 93 % des particuliers, mais aussi des entreprises, des associations et des collectivités.
Que faire si l’on est victime ? Se rendre sur Cybermalveillance.gouv.fr pour un diagnostic et des conseils, et porter plainte si nécessaire.
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