Pourquoi se former à la cybersécurité en 2026 ?
Sommaire
- 1. Pourquoi se former à la cybersécurité en 2026 ?
- 1.1. Une menace durable, un marché de l’emploi en tension et des obligations réglementaires qui se multiplient
- 2. Une cybermenace qui ne faiblit pas : les chiffres 2025-2026
- 2.1. ANSSI : moins de signalements, mais une menace plus diffuse
- 2.2. Cybermalveillance.gouv.fr : plus de 500 000 victimes assistées
- 2.3. Ministère de l’Intérieur : une pression cyber « durable et structurelle »
- 3. Un marché de l’emploi toujours en tension en 2026
- 3.1. Les profils les plus recherchés
- 3.2. Des salaires attractifs dès le début de carrière
- 4. La réglementation européenne multiplie les besoins
- 4.1. NIS 2 : une transposition française toujours en attente
- 4.2. Cyber Resilience Act : les premières obligations depuis septembre 2026
- 4.3. DORA : la résilience numérique du secteur financier
- 4.4. AI Act : un calendrier ajusté, des enjeux de sécurité accrus
- 5. Une discipline ouverte : pas besoin d’être un génie du code
- 6. Quelles voies pour se former à la cybersécurité en 2026 ?
- 6.1. BTS et BUT : poser les bases
- 6.2. Bac+3 : le Bachelor pour se spécialiser
- 6.3. Bac+5 : viser l’expertise et le management
- 6.4. L’alternance : se former sans frais et gagner en expérience
- 6.5. La reconversion : des passerelles pour les professionnels
- 7. Pourquoi choisir une école spécialisée en cybersécurité ?
- 8. Se former à la cybersécurité à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes
- 9. FAQ : se former à la cybersécurité en 2026
- 9.1. Est-il encore temps de se former à la cybersécurité en 2026 ?
- 9.2. Faut-il être très bon en mathématiques ou en programmation ?
- 9.3. Quel niveau d’études faut-il pour travailler en cybersécurité ?
- 9.4. Combien gagne un débutant en cybersécurité en 2026 ?
- 9.5. Peut-on se former à la cybersécurité en alternance à Lyon ?
- 10. Conclusion : en 2026, se former à la cybersécurité est un choix d’avenir
- 11. Pour aller plus loin
Pourquoi se former à la cybersécurité en 2026 ?
Une menace durable, un marché de l’emploi en tension et des obligations réglementaires qui se multiplient
En 2026, se former à la cybersécurité n’est plus un pari sur l’avenir : c’est la réponse à un besoin déjà bien réel. Les cyberattaques se professionnalisent, les fuites de données touchent des millions de Français, et les entreprises comme les administrations doivent se conformer à une série de textes européens (NIS 2, Cyber Resilience Act, DORA, AI Act). Les profils formés restent donc rares et très recherchés, du technicien au responsable de la sécurité.
Cet article fait le point sur les chiffres officiels les plus récents, sur l’emploi et les salaires en 2026, sur la réglementation et sur les différentes façons de se former, en particulier à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes.
Une cybermenace qui ne faiblit pas : les chiffres 2025-2026
ANSSI : moins de signalements, mais une menace plus diffuse
Dans son Panorama de la cybermenace 2025, publié en mars 2026, l’ANSSI indique avoir traité 3 586 événements de sécurité en 2025, soit 18 % de moins qu’en 2024. Cette baisse s’explique en partie par le pic de signalements observé pendant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024 : elle ne signifie pas que la menace recule. L’Agence a eu connaissance de 2 209 signalements et de 1 366 incidents, avec quatre secteurs particulièrement visés : l’éducation et la recherche (34 %), les ministères et collectivités territoriales (24 %), la santé (10 %) et les télécommunications (9 %) (source : ANSSI, Panorama de la cybermenace 2025).
L’ANSSI décrit aussi le scénario auquel la France se prépare : une forte hausse, d’ici 2030, des attaques dites « hybrides », aux effets concrets sur les infrastructures critiques. Les attaques destructrices menées fin 2025 contre les infrastructures électriques polonaises en donnent un aperçu.
Cybermalveillance.gouv.fr : plus de 500 000 victimes assistées
Du côté des particuliers, des TPE-PME et des collectivités, le constat est encore plus net. Selon son rapport d’activité 2025, présenté le 26 mars 2026, Cybermalveillance.gouv.fr a assisté plus de 500 000 victimes en 2025, soit 20 % de plus qu’en 2024. Les demandes d’assistance liées aux violations de données ont bondi de 107 %, et l’hameçonnage (phishing) arrive au premier rang des menaces, en hausse de 70 %. Chez les professionnels, le piratage de comptes en ligne est la première menace (+45 %) (source : Cybermalveillance.gouv.fr, rapport d’activité 2025).
Ministère de l’Intérieur : une pression cyber « durable et structurelle »
Le Rapport annuel sur la cybercriminalité 2026 du ministère de l’Intérieur (COMCYBER-MI) recense 1 347 revendications ou annonces de cyberattaques visant la France en 2025, contre 1 062 en 2024, soit une hausse de 27 %. Contrairement à 2024, aucun grand événement comme les JO n’explique cette progression : le ministère y voit le signe d’une pression cyber durable. Les attaques par déni de service (DDoS), souvent revendiquées par des groupes hacktivistes, arrivent en tête, devant le vol et la revente de données, puis les rançongiciels. Plus rares, les intrusions dans des systèmes industriels (SCADA) sont en nette augmentation (source : ministère de l’Intérieur, Rapport annuel sur la cybercriminalité 2026).
Un marché de l’emploi toujours en tension en 2026
Face à cette menace, la France manque de professionnels qualifiés. La Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, dévoilée le 29 janvier 2026, en fait son premier axe : « faire de la France le plus grand vivier de talents cyber d’Europe », en investissant dans tous les pans de la formation (source : Direction générale des Entreprises).
Le volume d’offres confirme ce besoin : l’Observatoire des métiers de la cybersécurité (ANSSI, DGEFP, Afpa) a analysé plus de 23 000 offres d’emploi publiées en France entre juin 2023 et juin 2024, dans le seul domaine de la cybersécurité. Et la demande va encore croître avec l’entrée en application des nouvelles réglementations européennes.
Les profils les plus recherchés
Les recrutements concernent aussi bien les métiers techniques que la gouvernance et la conformité :
- Analyste SOC : surveillance, détection et réponse aux incidents
- Pentester (testeur d’intrusion) : recherche de failles avant les attaquants
- Consultant en cybersécurité : audit, conformité, analyse de risques
- Ingénieur cybersécurité : sécurité des réseaux, du cloud et des systèmes
- Responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI)
- Délégué à la protection des données (DPO)
- Architecte sécurité
- Expert en cybersécurité
Des salaires attractifs dès le début de carrière
Cette tension se lit dans les rémunérations. D’après l’étude de rémunération 2026 de PageGroup, relayée par Le Monde Informatique, le salaire d’un ingénieur cybersécurité en début de carrière (0 à 2 ans d’expérience) est passé de 40 K€ en 2024 à 45 K€ en 2026, soit +12,5 % en deux ans. Les pentesters, auditeurs et analystes SOC/SIEM perçoivent entre 45 et 50 K€ avec au moins deux ans d’expérience. Ces chiffres concernent l’Île-de-France : à Lyon et en région, les niveaux sont généralement un peu inférieurs, mais la cybersécurité reste l’un des domaines qui tirent les salaires du numérique vers le haut.
La réglementation européenne multiplie les besoins
Au-delà de la menace, ce sont les textes européens qui obligent des milliers d’organisations à se structurer. Chacun crée des besoins en compétences : analyse de risques, gestion des incidents, sécurité des produits, conformité. Pour le détail des obligations, lisez notre article Que dit la loi sur la cybersécurité ? (NIS 2, CRA, DORA).
NIS 2 : une transposition française toujours en attente
La directive NIS 2 devait être transposée avant le 17 octobre 2024. En France, le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, qui transpose NIS 2, la directive REC et des dispositions liées à DORA, a été adopté par le Sénat en mars 2025, puis en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025. Son examen en séance, programmé à partir du 7 octobre 2026, a de nouveau été reporté, sans nouvelle date à ce jour (source : Next). Entre-temps, la Commission européenne a saisi la Cour de justice de l’Union européenne contre la France, le 8 juillet 2026, pour défaut de transposition (source : IT-Connect).
Ce retard ne change rien au fond : une fois la loi adoptée, les organisations concernées devront documenter leur gestion des risques et notifier leurs incidents, sous la supervision de l’ANSSI. Beaucoup s’y préparent déjà et recrutent en conséquence.
Cyber Resilience Act : les premières obligations depuis septembre 2026
Le règlement européen sur la cyberrésilience (CRA) impose la sécurité dès la conception aux produits comportant des éléments numériques, des objets connectés aux logiciels. Depuis le 11 septembre 2026, les fabricants doivent signaler toute vulnérabilité activement exploitée et tout incident grave touchant la sécurité de leurs produits ; les principales obligations s’appliqueront à partir du 11 décembre 2027 (source : Commission européenne). Les délais sont serrés : alerte précoce sous 24 heures, notification complète sous 72 heures, puis rapport final (source : Next).
DORA : la résilience numérique du secteur financier
Entré en application le 17 janvier 2025, le règlement DORA concerne 20 types d’entités financières (banques, assurances, entreprises d’investissement, etc.) ainsi que leurs prestataires informatiques tiers. Il les oblige à pouvoir résister aux incidents informatiques, y répondre et s’en relever (source : EIOPA). Les acteurs financiers recherchent donc des profils capables de piloter ces exigences.
AI Act : un calendrier ajusté, des enjeux de sécurité accrus
Le règlement européen sur l’intelligence artificielle impose notamment des exigences de robustesse et de cybersécurité aux systèmes d’IA à haut risque. Le règlement (UE) 2026/1744, dit « omnibus numérique IA », publié au Journal officiel de l’UE le 24 juillet 2026, a repoussé ces obligations au 2 décembre 2027 pour les systèmes de l’annexe III (ressources humaines, crédit, éducation, santé…) et au 2 août 2028 pour l’IA intégrée à des produits réglementés (source : donneespersonnelles.fr). Sécuriser les modèles, les données et les usages de l’IA devient une compétence à part entière.
Une discipline ouverte : pas besoin d’être un génie du code
Contrairement aux idées reçues, la cybersécurité n’est pas réservée aux profils ultra-techniques. C’est un domaine pluridisciplinaire où se croisent technique, juridique, organisation, gestion des risques et facteur humain. Des profils très variés s’y épanouissent :
- des étudiants en informatique ou en réseaux, mais aussi en droit, en économie ou en sciences politiques ;
- des professionnels en reconversion venus des RH, du management, de l’audit ou de la logistique ;
- des diplômés de BTS, de BUT, de licence ou d’école d’ingénieurs ;
- des passionnés d’investigation, d’énigmes, de veille ou de protection des données.
Ce qu’il faut avant tout : de la rigueur, un esprit d’analyse, de la curiosité et le goût du défi. Les qualités humaines comptent aussi, car la cybersécurité consiste souvent à convaincre, expliquer et accompagner des équipes.
Quelles voies pour se former à la cybersécurité en 2026 ?
L’offre de formation couvre tous les niveaux, du Bac au Bac+5, en formation initiale, en alternance ou en reconversion. Si vous hésitez encore, notre guide pour choisir la cybersécurité après le bac vous aidera à y voir clair.
BTS et BUT : poser les bases
Le BTS SIO option SISR (solutions d’infrastructure, systèmes et réseaux) et le BUT Réseaux et Télécommunications, qui propose un parcours cybersécurité, apportent des bases solides en réseaux, systèmes et administration. Les licences en informatique sont une autre porte d’entrée. Ces formations ouvrent sur des postes de technicien et constituent un excellent tremplin vers une spécialisation.
Bac+3 : le Bachelor pour se spécialiser
Après un Bac+2 en informatique ou en réseaux, un Bachelor spécialisé permet d’entrer pleinement dans le métier. À la CSB.SCHOOL, le Bachelor Spécialiste en cybersécurité (Bac+3, RNCP42503) est accessible à Bac+2, en alternance ou en formation initiale, et prépare à la certification CEH. Il mène à des postes opérationnels comme analyste SOC ou pentester.
Bac+5 : viser l’expertise et le management
Pour évoluer vers des fonctions de pilotage, de conseil ou de gouvernance (RSSI, consultant GRC, architecte sécurité), plusieurs voies existent : écoles d’ingénieurs avec une spécialisation sécurité, masters universitaires en cybersécurité ou écoles spécialisées. La CSB.SCHOOL propose le Bac+5 Responsable cybersécurité (RNCP38463), en alternance, qui prépare notamment aux certifications EBIOS RM, ISO 27001 et CISSP.
L’alternance : se former sans frais et gagner en expérience
L’alternance est particulièrement adaptée à la cybersécurité, où l’expérience de terrain compte autant que le diplôme. Les frais de formation sont pris en charge par l’OPCO de l’entreprise, l’alternant est rémunéré et acquiert une expérience directement valorisable à l’embauche. À la CSB.SCHOOL, le rythme est de 2 semaines à l’école pour 4 semaines en entreprise en Bachelor, et de 2 semaines à l’école pour 5 semaines en entreprise en Bac+5. Pour en savoir plus, découvrez notre formation cybersécurité en alternance.
La reconversion : des passerelles pour les professionnels
Les professionnels en reconversion peuvent s’appuyer sur la formation continue, notamment les formations labellisées SecNumedu-FC par l’ANSSI, sur des certifications reconnues, ou rejoindre un cursus diplômant en alternance. Les compétences acquises dans un autre métier (gestion de projet, droit, audit, qualité) sont souvent un atout, en particulier dans la gouvernance et la conformité.
Pourquoi choisir une école spécialisée en cybersécurité ?
Une école 100 % dédiée à la cybersécurité offre un parcours pensé dès le départ pour les métiers du secteur, avec des repères de qualité vérifiables :
- Le label SecNumEdu de l’ANSSI : il distingue les formations initiales en cybersécurité qui respectent le cahier des charges de l’Agence. La liste des formations labellisées est publique : vérifiez-la avant de choisir.
- 80 % de pratique : travaux pratiques, mises en situation et projets proches des missions réelles.
- Des certifications reconnues par les recruteurs : CEH en Bachelor, EBIOS RM, ISO 27001 et CISSP en Bac+5.
- Un lien étroit avec les entreprises, grâce à l’alternance et à des programmes construits avec des partenaires du secteur.
- Des gages de qualité : la CSB.SCHOOL est labellisée SecNumEdu, certifiée Qualiopi et labellisée Campus Région du numérique.
Se former à la cybersécurité à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes
Inutile de partir à Paris pour se former à la cybersécurité. Lyon et l’Auvergne-Rhône-Alpes réunissent industrie, santé, services financiers, collectivités et établissements d’enseignement : autant de secteurs concernés par NIS 2, DORA ou le Cyber Resilience Act, et autant d’entreprises susceptibles d’accueillir des alternants.
La CSB.SCHOOL, école de cybersécurité à Lyon, dispose d’un campus unique au 78 route de Paris, à Charbonnières-les-Bains, dans l’ouest lyonnais. Ses deux formations, le Bachelor Spécialiste en cybersécurité et le Bac+5 Responsable cybersécurité, se suivent en alternance. La prochaine rentrée aura lieu en octobre 2027 et les inscriptions 2027 sont ouvertes.
FAQ : se former à la cybersécurité en 2026
Est-il encore temps de se former à la cybersécurité en 2026 ?
Oui. La menace reste élevée, la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 fait de la formation de talents sa première priorité, et plusieurs textes européens (NIS 2, Cyber Resilience Act, AI Act) monteront en puissance en 2027 et 2028. Les personnes qui se forment aujourd’hui arriveront sur le marché au moment où ces obligations s’appliqueront pleinement.
Faut-il être très bon en mathématiques ou en programmation ?
Non. Des bases en informatique et en réseaux sont utiles, et elles s’acquièrent en formation. De nombreux métiers, comme la gouvernance, la conformité, l’audit ou la sensibilisation, reposent davantage sur la rigueur, l’analyse et la communication que sur le code.
Quel niveau d’études faut-il pour travailler en cybersécurité ?
Il existe des postes à tous les niveaux. Un Bac+2 ou un Bac+3 donne accès à des postes de technicien ou d’analyste. Un Bac+3 spécialisé mène à des métiers opérationnels comme analyste SOC ou pentester. Un Bac+5 prépare aux fonctions d’expertise, de conseil et de management, jusqu’au poste de RSSI.
Combien gagne un débutant en cybersécurité en 2026 ?
Selon l’étude de rémunération 2026 de PageGroup, un ingénieur cybersécurité débutant gagne autour de 45 K€ brut par an en Île-de-France. En région, les salaires sont généralement un peu plus bas, et ils progressent rapidement avec l’expérience et les certifications.
Peut-on se former à la cybersécurité en alternance à Lyon ?
Oui. À la CSB.SCHOOL, à Charbonnières-les-Bains, le Bachelor Spécialiste en cybersécurité et le Bac+5 Responsable cybersécurité se suivent en alternance, avec des frais pris en charge par l’OPCO de l’entreprise. Le Bachelor est aussi accessible en formation initiale. La prochaine rentrée a lieu en octobre 2027.
Conclusion : en 2026, se former à la cybersécurité est un choix d’avenir
Menace durable, besoins de recrutement, salaires attractifs et réglementation exigeante : en 2026, tout concourt à faire de la cybersécurité l’un des choix de carrière les plus solides du numérique. Se former à la cybersécurité, c’est :
- rejoindre un secteur qui recrute à tous les niveaux ;
- exercer un métier utile, au service des entreprises, des services publics et des citoyens ;
- évoluer dans un domaine qui se renouvelle sans cesse, avec l’IA, le cloud et les objets connectés ;
- contribuer à un numérique plus sûr et plus éthique.
Pour aller plus loin
Pour transformer ce projet en carrière, la CSB.SCHOOL, école spécialisée en cybersécurité à Lyon, propose des formations 100 % cybersécurité en alternance, avec des frais pris en charge par l’entreprise. Découvrez aussi les salaires en cybersécurité en 2026.
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